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Logements sociaux à Bordeaux plan de com ou plan stratégique?

Publié le par Emmanuelle AJON

jpg_logement.jpgAujourd’hui,  le parcours résidentiel qui commençait auparavant le plus souvent dans un logement H.L.M pour s’achever par l’accession à la propriété, après un éventuel passage en location dans le parc privé, ne fonctionne plus  pour ceux qui subissent de plein fouet la crise économique. Aussi le taux de rotation dans le parc HLM baisse toujours plus et en particulier dans les grands logements.

 

Aussi nous ne pouvons qu’être en accord sur la volonté de livraison de nouveaux logements sociaux  dans notre ville qui en manque cruellement, puisque Bordeaux est toujours sous la barre des 20% imposé par la loi.

 

Mais, nous savons que cet exercice sera particulièrement difficile avec un désengagement de plus en plus clair du gouvernement, dans ce domaine malgré des discours de M Apparu  parlant de la nécessité d accroitre l’offre. Cela  fait reposer sur les collectivités locales la volonté d’accompagner la production de logements pour tous.

Ainsi Le gouvernement prévoit, dans son projet de loi de finances 2011, diverses mesures concernant les organismes HLM. Il veut notamment taxer une partie des loyers et non leur trésorerie  à hauteur de 2 % environ, soit 80 euros par an et par foyer, pour récolter 340 millions d’euros par an pendant trois ans, et donc 1,02 milliards d’euros au total. C’est un véritable puisage  dans le porte monnaie des organismes mettant en péril leur capacité d’investissement et donc de construction. Le gouvernement  fait ainsi  porter aux foyers les  plus modestes un effort  de  solidarité nationale.

Dans le même temps, le gouvernement prévoit une baisse des aides à la pierre. On passe de 630 millions d’euros en 2010 à 160 millions en 2011 et 60 millions en 2013.

Aussi, dans ce contexte les Bordelais pourraient être séduit par les  chiffres importants  avancés par le maire de Bordeaux,  avec des aides allant de 1500 à 9000 euros par logement selon les zones. Mais un des défauts majeur de ce nouveau dispositif est l’absence  de variable de dotation financière selon la taille du logement, ce qui était le cas du précédent dispositif qui permettait d’accorder une aide maximale allant jusqu’à 10000 euros par logement en neuf pour 5000 aujourd’hui.

Cette nouvelle  aide de la ville est donc plus intéressante  uniquement pour les petits logements c'est-à-dire les T1 et T2.

Est-ce une volonté de construire de petits logements, ce qui est en désaccord avec la volonté affichée de faire revenir les familles dans le cœur de notre cité. Alors  qu’il est de plus en plus difficile pour les familles de se loger dans le parc privé ou les loyers pour les grands logements représentent souvent un mois de salaire de SMIC dans les opérations Sellier ou De Robien, pourquoi ne plus apporter une aide plus importante sur ce type de logement.

A moins que cette volonté de voir revenir des familles en notre centre ville ne vise que  celles pouvant devenir propriétaire ?

 

Et on là dans un discours de communication accompagné d’un désengagement ici aussi, nous sommes en droit de poser cette question?

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