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Restauration scolaire , accueil périscolaire , économie pour la ville de Bordeaux, pas pour les Bordelais!

Publié le par Emmanuelle AJON

 Aujourd’hui, l’école doit aussi prendre en charge la garde des enfants en amont et en aval des heures de classes et offrir un service de restauration scolaire pour permettre aux parents d’associer vie professionnelle et familiale.

En effet, ces services sont devenus indissociables de l’école pour permettre au plus grand nombre de parents de maintenir leurs activité et donc de maintenir leur pouvoir d’achat de plus en plus bas.

En ce qui concerne la restauration scolaire, on sait que c’est bien plus qu’un simple service de garde mais aussi un facteur social et éducatif majeur. Dans un contexte de précarité croissante et de montée de l’obésité infantile, elle assure des repas garants d’équilibre et de qualité nutritionnelle.

Si la France a adopté le principe de gratuité de l'enseignement primaire public dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881, la Ville de Bordeaux ne garantit plus aujourd’hui la gratuité de la journée scolaire aux parents. Au contraire, alors que la ville de Bordeaux communique à grands frais sur le projet social de la ville, les familles bordelaises payent de plus en plus pour permettre à la ville de faire des recettes supplémentaires. Cette année, après avoir gagné 100 000 euros sur le premier semestre de restauration scolaire, grâce à la nouvelle grille tarifaire, la ville nous signale aujourd’hui  gagner 98 770 euros sur l’accueil périscolaire.

 

En période de crise, où les indicateurs de précarité économique et de fragilité sociale démontrent une situation préoccupante sur la ville avec 12 000 bénéficiaires du RSA (soit 1/3 de ceux du département) et 7000 familles vivant sous le seuil de pauvreté (soit le tiers des familles bordelaises), est-il normal de faire des recettes supplémentaires aux dépens des familles ? N’aurait-il pas été plus sage d’utiliser cette manne – 98 770 €, ce n’est pas rien – pour baisser la participation des familles à l’accueil périscolaire ? Idem pour les 100 000 € économisés sur la restauration scolaire ? Non, la ville choisi de faire de nouvelles recettes sur les services connexes à l’éducation, éloignant ainsi un peu plus l’école de son principe de gratuité.

 

Avec ces nouvelles politiques tarifaires la ville ne fait pas payer plus aux familles les plus précaires, mais garde le bénéfice réalisé sur les autre classe de la population Bordelaise pour ces propres caisses. Cette politique permets à la ville d investir de moins en moins dans le système éducatif laïque et gratuit. Nous ne sommes en rien face à un principe de redistribution ou de solidarité mais d’économie sur les services d’utilité publique.

 

Pourtant, nous savons que Bordeaux représente la plus forte part d’enfants vivant dans des familles fragilisées économiquement ou socialement de Gironde.

Comment peut on faire des économies sur un secteur qui touche à la fois l’éducation et la santé publique quand, en comparaison, la ville va financer à hauteur de 15 millions d’euros le nouveau stade ?

 

Nous sommes ici au cœur de la politique sociale de la ville et nous découvrons une politique de maquillage, pourtant les familles Bordelaises valent bien plus !

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Bruno FAURE 10/07/2011 21:59


Bonsoir

Après lecture si je peux me permettre vous avez fait une petite inversion dans votre titre "ACCEUIL" au lieu de "ACCUEIL"

Bien à vous