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Articles avec #cela me derange tag

Ma reaction à l'evacuation du squat de l'avenue Thiers

Publié le par Emmanuelle AJON

Ces évacuations répondent à deux préoccupations de la ville de Bordeaux dont une me paraît bien plus louable que l’autre. Ne soyons pas dans l’angélisme, la première vient d’un choix de gérer les importants problèmes posés par ses squats dans le voisinage au fil du temps. Je parlerai ici plus particulièrement de celui de l‘avenue Thiers. En effet, des problématiques se sont soit accrues, soit ajoutées dans le temps, rendant la cohabitation entre résidants bordelais et une partie de la population du squat invivable. Plusieurs raisons à cela : manque de salubrité, de règles de vie commune, pour une petite poignée le non respect des lois de notre pays, des situations provisoires d’attentes de papiers devenus inacceptables pour certains. Bref, l’enkystement de la vie dans un bidonville de plus en plus dur à vivre de l’intérieur et à accepter au XXI° siècle devant sa porte. Cette accumulation dans le temps a introduit beaucoup de violence dans les relations entre « communautés » et des situations intolérables. Une fermeture programmée (déjà posée pour la fin 2014) conjuguée avec une évacuation progressive du squat aurait permis d’accompagner vers une insertion globale dans notre cité les familles le souhaitant. Empêcher de nouvelles installations et accompagner le départ des autres sont nécessaires pour ramener la solidarité et l‘acceptation de l’autre qui avait été la base dans ce quartier depuis l’arrivée des premiers Rroms, en 2007. La seconde préoccupation me semble moins louable, celle de trouver subitement des solutions avant la fin de l'année , des solutions rapides et pas toujours très partagées. De là à y voir une commande pré électorale, il n’y a pas que les esprits chagrins qui y penseront, non ? Surtout après un changement de discours aussi radical de la mairie qui tenait celui -ci en septembre 2012 : « Gérer la question des Rroms par la fermeture des squats n'est pas une solution : au 31 décembre 2013, ils pourront circuler et travailler librement en Europe. », plaidait alors une conseillère bordelaisehttp://www.gazette-sante-social.fr/actualite/actualite-generale-bordeaux-maintient-l-embauche-de-deux-mediateurs-sociaux-pour-gerer-ses-refugies-economiques-35196.html En effet, la brutalité de ces évacuations réalisées sans partenariat avec médecin du monde et le corps enseignant de Bordeaux Bastide est assez surprenante. Des enseignants qui se sont impliqués dans la scolarisation et l’accompagnement des familles n’ont jamais été consultés sur l’insertion des familles. Ils étaient inquiets de ne pas avoir certains de leurs élèves mardi matin, mais aussi en colère que leur travail soit si peu reconnu ou si facilement évincé, et que ce travail partenarial d’insertion qui a été mis en œuvre depuis des mois et des années sur le quartier soit ainsi ignoré. Je les comprends et partage leur colère. Une question revient à la bouche de chacun : qui décide de l’avenir de ces gens et comment ? Pourquoi, alors que chacun était préparé et prêt à travailler sur la fermeture du squat de l’avenue Thiers, cela a-t-il été fait dans l’urgence, sans aucune consultation ? Alors que l’on sait que ce type d’opération est un coup d’épée dans l’eau, comme l’expliquait très bien à la presse un des médiateurs de la mairie le 16 février 2010 dans AQUI, ou une conseillère municipale dans un article de Sud Ouest du 31 août 2012. C’est pour dénoncer cette opacité, le travail en urgence et sans partenariat ouvert, entraînant un déplacement de population, des cassures dans les parcours d’insertion de certains enfants, ainsi que l’accélération de calendrier bien collée à celui des élections que je serai vendredi soir au parrainage républicain proposé par RESF pour soutenir une famille et un enfant dans leur désir d’intégration.

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Un cri de SOS de Bordeaux Bastide

Publié le par Emmanuelle AJON

Lundi 12 novembre, un article de Sud Ouest faisait état d’une réunion sur la population rrom à Bordeaux, et plus particulièrement sur le plus gros squat de centre-ville, avenue Thiers. En quelques mois, de nombreuses avancées ont été réalisées par le gouvernement Ayrault pour l’intégration, ou plutôt l’insertion des Rroms en France : - Insertion par le travail, grâce à l'abandon de la taxe d’embauche et l'ouverture à de nombreux métiers ; - Insertion par l’enseignement avec la mise en place de nouvelles circulaires sur la scolarisation des Rroms; - Mise en place d’un préfet délégué sur cette question. Au quotidien cependant, sur le quartier de Bordeaux Bastide, l’héritage est lourd et ces mesures ne permettront hélas pas de résorber rapidement le plus gros squat du centre-ville, dans un contexte inquiétant de pénurie de logements pour tous. Bordeaux n’atteint toujours pas, loin de là rappelons-le, les 20% (bientôt 25%) de logements sociaux exigés par la loi. De nombreux Bastidiens s’indignent des conditions de vie inacceptables dans lesquelles vivent les occupants du squat : Ils dénoncent le manque d’hygiène généré par le regroupement de 500 personnes, dans un lieu démuni d'équipements adéquats, situé paradoxalement dans un quartier présenté, sans cesse comme un exemple du renouveau bordelais ; Ils s’indignent du discours extrémiste de certains habitants à la pensée extrémiste, comme ils condamnent les comportements irrespectueux et les violations des règles par une petite minorité de la population du squat ; Ils expriment leur colère face à une misère qui empêche, de fait, toute intégration dans la vie d’un quartier. Comme eux, avec eux, je dis ma colère quand, malgré le travail remarquable des associations et des médiateurs, force est de constater qu'aucune amélioration n'a été apportée à cette situation. Peux-t-on admettre qu'une ville telle que Bordeaux, qui a su dégager 500 000 euros pour la réalisation d'une statue monumentale, ne puisse trouver, en partenariat , des crédits permettant d'engager concrètement, un processus d'hébergement durable et décent. L'expulsion, l'aide au retour, ne marchent pas, études, diagnostics et bilans en apportent la preuve. Après avoir joué le bon élève, s'être démarquée sur ce sujet, à bon escient, de sa famille politique, je n'ose croire que la Municipalité ait décidé, aujourd’hui, pour des raisons électoralistes, de laisser pourrir la situation, de sorte à conduire au constat de l’impossible insertion de ces populations. Je refuse que les Bastidiens soient pris en otage dans ce type de jeux malsains. Des solutions doivent être apportées pour faire respecter la loi, sur le squat comme sur le reste du quartier ; pour réduire l’insalubrité, proposer une insertion réelle aux familles le souhaitant, et répartir la population du squat sur différents quartiers de Bordeaux. Motivés par l'intérêt général, et rien d'autre, cherchons ensemble des solutions dignes et humaines.

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Trégey, un lycée victime d’une “erreur” médiatique…?

Publié le par Emmanuelle AJON

En ma qualité de conseillère régionale et municipale de Bordeaux, j’ai rencontré aujourd’hui l’équipe de direction du lycée Trégey, qui a pu m’exposer la réalité des événements survenus dans cet établissement.

Nous sommes face à un acte isolé de colère et d’excès de violence d’un élève durant un cours d’histoire.

 Ce cours traitait d’un des thèmes du programme officiel : la république et le fait religieux depuis 1880. Le différent entre l’élève et le professeur est bien né durant ce cours ; en aucun cas cependant pour une question de religion, mais bien sur la position de participation de l’élève. Il s’agit en réalité d’un acte de violence et de colère incontrôlées d'un bon élève de cet établissement. Un acte condamnable, mes pensées allant bien entendu au professeur d’histoire, qui a géré avec calme et professionnalisme cette situation, et a qui je souhaite un prompt rétablissement.

 C’est un déplorable amalgame entre le déroulement et le contenu d’un cours normal et un problème de religion qui a entraîné une stigmatisation sur-mediatisée du lycée Tregey, nuisible à l'image de cet établissement. Il serait inadmissible qu’une telle situation occulte l’excellent travail des équipes pédagogiques et d’encadrement, qui œuvrent depuis des années au développement d’un Lycée d’Enseignement Professionnel attrayant et de qualité.

 Ce coup de projecteur brutal, sur la base de fausses informations, ne saurait en effet annihiler le résultat du travail conjoint de ces équipes, des parents d'élèves , de l’academie, du  conseil régional qui ont réussi à donner à l’établissement les moyens de sa réussite et de celle de ses élèves. 

Il convient à cette occasion de pointer les problèmes auxquels sont confrontés les enseignants face aux nouveaux programmes d’histoire, “saucissonnés” et détachés de la frise historique, face à des élèves que le socle fragile de leurs connaissances expose facilement à des interprétations erronées. Demandons-nous si de tels programmes ne sont pas au bout du compte dangereux pour l’avenir de nos enfants ? Avec d’autres, cette question à toute sa place au coeur de la refondation de l’école engagée par le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, suite au démantèlement que subit depuis des années le système scolaire français.

 

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La recette de la démocratie n'est pas également distribuée aux enfants Bordelais!

Publié le par Emmanuelle AJON

conseil-municipal-enfant.jpgNous nous félicitons tous de l’existence d’un conseil municipal des enfants  à Bordeaux véritable richesse pour les enfants et pour la ville.

Sa séance d’installation samedi dernier nous a démontré leur dynamisme, leur envie de proposer des projets pour leur ville et nous a permis de passer un excellent moment  « frais ».

 

On ne peut que souligner les enjeux  primordiaux des conseils municipaux  d’enfants en particulier en période de déficit de confiance des français envers la politique.

En effet, grâce aux conseils, les jeunes s’exercent à la citoyenneté et découvrent la démocratie et sa complexité, ses difficultés et ses échanges. Cet apprentissage  permet aux  jeunes conseillers, issus des différents quartiers, de représenter la jeunesse d’un territoire dans sa diversité.

Le conseil n’exclut aucun jeune et l’anacej* affirme que “la mixité sociale et culturelle dans un conseil représente une véritable richesse”.

C’est dans ce contexte que l’on ne peut que regretter que le conseil municipal des jeunes de Bordeaux soient non représentatif des lieux d’études avec 70 % de représentativité des écoles privées. 

Ce déficit de représentation de l’école publique laïque et gratuite au sein d’une organisation démocratique er républicaine me parait intolérable.

 

En effet, ce mode de représentativité s’il perdure entrainera l’exclusion de la majorité des petits Bordelais issus de l’école publique à l’apprentissage de la démocratie, dessinant une société à deux vitesses que nous dénonçons et refusons, mais allant dans la ligne droite des différentes lois du gouvernement sur l’éducation.

Je ne peux que m’interroger sur le manque  de volonté de la ville de Bordeaux de travailler en partenariat avec l’académie pour mobiliser les équipes éducatives sur leur participation à cet exercice fondamental.

 

Je ne tiens ici  une position contre l’enseignement privé, mais pour un accès égal  de tous les petits  Bordelais à l’apprentissage démocratique qui parait la base d’une société démocratique, libre…

 

Aussi, nous demandons à la ville de Bordeaux d’inclure la donnée de représentativité public privé dans la conception de la future assemblée du conseil municipal, afin de ne pas créer une inégalité d’apprentissage de la démocratie selon son lieu d’étude, reflet d’une société à deux vitesses, reflet qui à priori n’ éblouit pas notre maire !

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7000 m² de gazon 165 millions d'euros luxe ou nécessité?

Publié le par Emmanuelle AJON

J’avoue ne pas être experte dans la notion de développement durable. Peut être parce que mon regard est souvent  plus accès dans le respect et la protection des êtres humains et ma pensée pour l’avenir des générations futures  va de prime abord vers l’égalité, l’accès aux soins, aux savoirs, etc.…avant de raisonner préservation de l’environnement même si je le sais primordial.

bague gazonCependant, alors que je prends connaissance d’un rapport sur le développement durable de la ville de Bordeaux suivi d’un projet de délibération pour la construction d’un grand stade à 165 millions d euros…une question me taraude  «  peut on alors que la ville n’a pas assez de logement , d’infrastructures pour l’accueil des tout petits, de places de  cantines scolaires, alors que une part très importante des Bordelais vivent sous le seuil de pauvreté…dépenser 165 millions pour un stade et faire prendre des risques financiers à la ville tout en  communiquant sur nos actions de développement durable ?

N’est on pas là face à des actions antinomiques?

N’est ce pas la une perversion du concept de développement durable vers une notion tendance, lui faisant perdre son sens de notion transversale, base nécessaire à chaque décision en particulier politique? 

Aussi, la réalisation  d’un stade si onéreux dans le contexte socio économique de Bordeaux, ne range t-il  pas les actions, dites de développement durable louable, à une notion  de gadget ?

Un investissement luxueux mettant en jeux les recettes futures de la ville au détriment d’investissements nécessaires pour un développement socio économique égalitaire pour les générations futures, n’est il pas un véritable reniement du concept de développement durable ?

 Ne sommes nous pas dans le luxe alors que nous devrions répondre à des besoins nécéssaires pour de nombreux Bordelais?

La réponse de notre maire sera certainement, comme pour celle des aboutissements du pont Baccalan Bastide, une vision alarmiste et sans ambition pour la ville, espérons que l’avenir ne nous donnera pas raison aussi pour le grand stade ! Même si je le crains fortement.

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Concept only girl: Marketing, ou début d'apartheid de genre?

Publié le par Emmanuelle AJON

 

14h dans ma voiture, diffusion d'une pub pour du transport réservé aux femmes !

Encore un de ces concepts « Only girl » sûrement basée sur une niche commerciale, mais qui m'effraie !

En effet, ces concepts tendances sont basées principalement sur la peur et la mise en sécurité des femmes allant jusqu'à une sorte d'apartheid sociétale avec des lieux de repli dédié...

Je n'y vois qu'un recul sur la condition des femmes sous le prétexte sécuritaire, un véritable repli des femmes sur elles-même.

Une grande marche en arrière pour le féminisme qui au-delà des idées, est un combat cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile.

Oui les batailles des féministes ont toujours été basées sur une égalité hommes-femmes vivants dans la même société. Aujourd'hui d'ailleurs nous nous élevons quand dans certains pays les femmes sont contraintes à ne pouvoir se mélanger aux hommes.

Alors, ces concepts commerciaux ne sont-ils que des caprices de sociétés trop gâtées ?

Cette communication ne véhicule-t-elle pas une image de la société n'offrant pas aux femmes la possibilité de vivre sereinement avec les hommes ?

Et même si nous ne sommes pas contraintes d'utiliser ces lieux, cela n'est-il pas un recul sur l'image de la femme dans notre pays, alors que de nombreuses avancées sur l'égalité sont encore attendues ?

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Restauration scolaire , accueil périscolaire , économie pour la ville de Bordeaux, pas pour les Bordelais!

Publié le par Emmanuelle AJON

 Aujourd’hui, l’école doit aussi prendre en charge la garde des enfants en amont et en aval des heures de classes et offrir un service de restauration scolaire pour permettre aux parents d’associer vie professionnelle et familiale.

En effet, ces services sont devenus indissociables de l’école pour permettre au plus grand nombre de parents de maintenir leurs activité et donc de maintenir leur pouvoir d’achat de plus en plus bas.

En ce qui concerne la restauration scolaire, on sait que c’est bien plus qu’un simple service de garde mais aussi un facteur social et éducatif majeur. Dans un contexte de précarité croissante et de montée de l’obésité infantile, elle assure des repas garants d’équilibre et de qualité nutritionnelle.

Si la France a adopté le principe de gratuité de l'enseignement primaire public dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881, la Ville de Bordeaux ne garantit plus aujourd’hui la gratuité de la journée scolaire aux parents. Au contraire, alors que la ville de Bordeaux communique à grands frais sur le projet social de la ville, les familles bordelaises payent de plus en plus pour permettre à la ville de faire des recettes supplémentaires. Cette année, après avoir gagné 100 000 euros sur le premier semestre de restauration scolaire, grâce à la nouvelle grille tarifaire, la ville nous signale aujourd’hui  gagner 98 770 euros sur l’accueil périscolaire.

 

En période de crise, où les indicateurs de précarité économique et de fragilité sociale démontrent une situation préoccupante sur la ville avec 12 000 bénéficiaires du RSA (soit 1/3 de ceux du département) et 7000 familles vivant sous le seuil de pauvreté (soit le tiers des familles bordelaises), est-il normal de faire des recettes supplémentaires aux dépens des familles ? N’aurait-il pas été plus sage d’utiliser cette manne – 98 770 €, ce n’est pas rien – pour baisser la participation des familles à l’accueil périscolaire ? Idem pour les 100 000 € économisés sur la restauration scolaire ? Non, la ville choisi de faire de nouvelles recettes sur les services connexes à l’éducation, éloignant ainsi un peu plus l’école de son principe de gratuité.

 

Avec ces nouvelles politiques tarifaires la ville ne fait pas payer plus aux familles les plus précaires, mais garde le bénéfice réalisé sur les autre classe de la population Bordelaise pour ces propres caisses. Cette politique permets à la ville d investir de moins en moins dans le système éducatif laïque et gratuit. Nous ne sommes en rien face à un principe de redistribution ou de solidarité mais d’économie sur les services d’utilité publique.

 

Pourtant, nous savons que Bordeaux représente la plus forte part d’enfants vivant dans des familles fragilisées économiquement ou socialement de Gironde.

Comment peut on faire des économies sur un secteur qui touche à la fois l’éducation et la santé publique quand, en comparaison, la ville va financer à hauteur de 15 millions d’euros le nouveau stade ?

 

Nous sommes ici au cœur de la politique sociale de la ville et nous découvrons une politique de maquillage, pourtant les familles Bordelaises valent bien plus !

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Un service public de la petite enfance, n 'est pas un dogme mais un choix d'avenir!

Publié le par Emmanuelle AJON

 

 

Les inégalités sociales depuis 2002 et pis encore depuis 2007, ne font que s’accroître et l’ascenseur social qu’offrait notre système éducatif semble en panne, n’offrant plus à tous l’égalité des chances.

Aujourd’hui la France est positionnée à la limite du décrochage scolaire par tous les indicateurs internationaux.

Pourtant l’éducation est une des clefs de la démocratie offrant à chaque enfant une chance d’acquérir les savoirs de base, de préparation d’avenir quelque soit son milieu social, et de devenir un futur citoyen en capacité d’analyser la société dans laquelle il vit.

 

La dégradation très importante de notre système d’éducation est due à la politique dogmatique,  de nos gouvernants depuis plusieurs années :

-         Dérèglementation systématique, tant dans notre pays qu'en Europe, qui a fait de la mondialisation  un facteur de polarisation sociale des sociétés dites développées, accentuant les inégalités.

-         Doctrine aveugle de la réduction à tout prix des déficits publics, alliée à une défiscalisation des plus riches, qui a entraîné des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique.

-         En particulier depuis 2007, dans l'éducation nationale cette politique a pour effet, notamment, la suppression de prise en charge des enfants de moins de 3 ans, néfaste pour les familles les plus modestes, disparition d'une formation de qualité pour les professeurs débutants, disparition des R.A.S.E.D.….

-         Cette politique est désastreuse car, avec moins d'enseignants, de médecins, d'infirmières, de personnels dans les établissements scolaires, comment assurer l'égalité républicaine pour nos enfants. ?

-         Cette rupture de légalité républicaine est accentuée par de fortes augmentations de l'aide publique aux écoles privées.

 

Il nous faut refuser une telle dérive, partout où nous le pouvons et nous pouvons déjà le faire au niveau local. Aussi, comme d'autres avant moi, j’ai fait un rêve. Je rêve, à Bordeaux, d’une vraie politique publique de la petite enfance, pour les petits Bordelais.

C’est pour cela que j'ai voté contre la délégation de service public que la mairie de Bordeaux est en train de mettre en place pour la gestion des crèches.

Car le principe même de rémunération du délégataire ne peut entraîner qu'une augmentation du coût du service pour la famille ou une baisse de la masse salariale du personnel.

 

Ce n’est en rien ici un refus dogmatique, mais plus que jamais, réaffirmer que la politique de la petite enfance doit être en première ligne d’une véritable chance d’avenir pour toute la  jeunesse.

 

La rémunération de l'entreprise délégataire, même associative, est en effet obligatoirement basée pour partie sur les revenus d'exploitation du service et donc sur la nécessité de rentabilité. Objectif normal pour une entreprise privée mais qui n'est pas celui du service public. L'objectif du service public est d'abord de rendre un service de qualité à l'usager dans les meilleures conditions. De la manière la plus rationnelle et la plus juste possible et non pas la plus rentable.

 

L’accueil de tous les enfants quelques soient leur origine et leur problématique, dans de bonnes conditions permettant de traiter tant l'individu que le collectif, en développant un travail de sociabilisation et éducatif, passe nécessairement par un taux d’encadrement élevé, des salariés  expérimentés, et qualifiés .Tout cela a un coût qui est n’est pas compatible avec la réalité économique des entreprises.

 

Les premières années de la vie sont les plus cruciales en termes de développement cognitif, émotionnel et du langage, et pourtant c’est à cet âge que les investissements publics, aujourd'hui, en matière d’éducation sont les plus bas et qu’ils vont continuer à baisser. Laissant le secteur de la petite enfance de plus en plus aux mains du secteur privé et ouvrant la brèche d’accélération de la différenciation sociale dès la crèche.

 

Pourtant, plusieurs analyses ont démontré qu’investir dans l’accueil et l’éducation de la petite enfance constitue une action particulièrement « payante » pour le moyen et long terme.

Des prestations précoces touchant la petite enfance sont bien plus rentables que des interventions plus tardives telles que la réduction des effectifs par enseignant, la formation professionnelle, les programmes de réinsertion pour jeunes…..

 

Parce que l’avenir de petits Bordelais ne doit pas être « défait » des le berceau, je suis et serai en totale opposition avec la privatisation du service public de la petite enfance.

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Montre moi ton espace vert, je te dirais ou tu habites!

Publié le par Emmanuelle AJON

 

benauge espace vert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les espaces verts vastes de la Benauge, des espaces verts anciens qui sont le poumon vert d'un quartier dense d'habitat social. Ils n'ont pas toujours été dans cet état. Il y a quelques années encore, on pouvait même venir se rafraîchir en été autour du bassin d'Arcachon, joli nom donné par les habitants au grand bassin autour duquel ils se retrouvaient pour profiter de la fraîcheur .

jardin botanique

Mais l'attention, la présence et l'entretien de la ville s'est déportée ailleurs...laissant se dégrader cet espace au grand désarroi des habitants...

Il est alors apparu le magnifique jardin botanique dans le " nouveau La Bastide" en bord de Garonne.

Le développement durable dans le tissu urbain fait la part belle aux espaces verts et leur multiplication dans des villes de plus en plus denses est une bonne chose.

Mais ce déploiement ne doit  et ne peut se faire au détriment d'autre territoires moins emblématiques,  clinquants ...

Une illustration d'une ville aux deux visages!

 

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l orientation scolaire un bien de consommation?

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J ai eu la chance vendredi de participer à l'inauguration de la 21° édition du salon Aquitec et d’en faire une visite accompagnée, commentée.

Aquitec est le 1er salon Régional de l’Orientation, des Métiers, de l'Emploi et de la Formation.

 

Il met en relation les professionnels, les entreprises, les associations, les institutionnels et les établissements scolaires, universitaires de formation initiale et/ou continue avec les 16-25 ans et les adultes en situation d’apprentissage, d'orientation ou de reconversion.

 

Cette année est apparemment une année record en termes de visiteurs, ce qui doit tenir à deux conjonctures, la peur du chômage et du mauvais choix de filière et en la qualité et la diversité du salon.

 

J’ai découvert  des stands de grandes qualités par exemple ceux réalisés  par les lycées offrant des formations dans le cadre des métiers du bois et de l'ameublement  ou le stand très complet de cap métier qui offrait de nombreux outils interactifs autour de l'orientation et de certains métiers aquitains.

 

Mais au détour d’une allée j ai repéré  avec étonnement des stands d’entreprises offrant du  coaching d’orientation. Celles-ci vendent des conseils d’orientation scolaire aux élèves contre rémunération non symbolique bien entendu.

Mais cela n'est il  pourtant un service sensé être offert à tous  par le service public.?
N'est ce pas  le gouvernement actuel qui déclare vouloir un grand service public de l’orientation.

 

Alors je suis aussi en colère car dans les faits  ce même gouvernement laisse dépérir petit à petit l’actuel service public d’orientation intégré au système scolaire. En effet,  les CIO sont en voix de disparition par manque de moyen  et les conseillers d’orientation font disparaître peu à peu car non remplacés après leur départ en retraite…..

 

 En organisant ainsi l’asphyxie et le manque de moyen du service public, le gouvernement lance ou offre  l’orientation scolaire au main d’un marché, abimant encore sévèrement le principe d’égalité des chances dans le système éducatif français.

 

Afin de maintenir un service public de qualité devrons-nous encore et bientôt uniquement compter sur les initiatives et la volonté des collectivités locales de gauche ?

 

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