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Articles avec #intervention en conseil municipal tag

La petite enfance un sujet de choix d'avenir et non un combat de femmes!

Publié le par Emmanuelle AJON

Vous trouverez ci après le contenu de mon intervention au dernier conseil municipal de Bordeaux, sur la gestion du service de la petite enfance. Sujet qui touche bien trop souvent que la gente féminine, alors que nous sommes dans des choix de construction d avenir de notre société .


Je reviendrais rapidement sur la vision qui nous oppose avec le maire de Bordeaux sur la gestion de la politique de la petite enfance .

Pour sa part la ville considére ce service comme un service marchand, lucratif depuis la validation par sa famille politique de ce champ en 2010 dans la directive européenne service, pour laquelle ma famille politique s'était érigée alors que cette décision avait été prise sans aucune concertation.

L'équipe municipale a fait sienne la loi de madame Bachelot permettant de faire baisser le taux d'encadrement dans les crèches et le nombre de personnel qualifié dans les établissements de petite enfance , permettant un réel surbooking pour les bébés répondant ainsi aux demandes de rentabilisation par les entreprises de crèches !

Pour ma part, je milite pour un service public portant une égalité des chances futures,et non un simple lieu de garde rentable , mais un véritable lieu de sociabilisation, de primo apprentissages ne méritant pas d'être sacrifié à des fins de marchandisation et demandant la présence de professionnels qualifiés, disponible pour toutes ces missions fondamentales.

Mais aujourd'hui cette nouvelle délégation de service public, nous fait passer un cap puisque le choix de la ville se porte sur un délégataire, people And baby, hautement décrié sur sa gestion des ressources humaines ( non respect des droits syndicaux, absence de CHST, licenciement abusif d'un délégué du personnel...)ou la rentabilité est fortement présente, peut être trop, puisque vendredi une de leur crèche à été fermée avec un enfant à l'intérieur qui dormait tranquillement dans son berceau! Une crèche en délégation de service public.

Bref, la ville de Bordeaux soutient ici une entreprise qui vise la rentabilité maximum vis-à -vis des enfants et des personnels, bien loin des conditions de travail nécessaire pour les professionnels afin de permettre la qualité d'accueil nécessaire et voulu pour les enfants Bordelais, !

Nous sommes,loin de la politique ambitieuse l'agenda 21 et d'un développement durable respectueux de l'environnement et l' être humain que l on nous décrit sur le papier.

C'est pourquoi les élus PS municipaux de Bordeaux, par ma voix, ont voté résolument contre cette délégation de service public.

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Bordeaux un budget sans ambition sur les politiques de l'age.

Publié le par Emmanuelle AJON

budget_serre.gifVous trouverez ci après mon intervention sur le budget 2012 de la mairie de Bordeaux.

Ce budget 2012 met en avant un manque clair d’investissement dans les politiques de l’âge et soulève une inquiétude sur l’avenir des Bordelais qui ne pourront avoir recours à des services privés pour grandir et vieillir  dans leur ville.

 

En effet,   les investissements de proximité liés à la politique de l’age sont principalement réalisés  sur les crèches et les écoles qui sont  des investissements de proximité liée à la politique de l’age; mais ceux-ci sont malheureusement et  principalement réalisés  pour accompagner la création de nouveaux quartiers, cela ne correspond que peut à un investissement d’amélioration réel du service rendu à la totalité des Bordelais,  mais bien un accompagnement de l’émergence de nouveaux  quartiers que l’on prévoit ou que l’on annonce assez fastueux.

 

Le reste des investissements sont simplement liés à quelques  programmes de réhabilitations qui sont devenus dés plus urgent sur les RPA ou les écoles.

On note donc quasiment aucun accroissement net  de places en terme d’EPAHD public ou de RPA permettant d’accompagner réellement le bien vieillir à Bordeaux, devenu un lux suprême pour la plus part des retraités Bordelais voyant leur pouvoir d’achat baisser chaque année.

On note un déficit net en faveur  d’une véritable politique d’accueil péri scolaire publique, pas de volonté d’un accompagnement global de la jeunesse dont le besoin et le  nombre ne fera qu’augmenter dans les années à venir.

Les investissements en faveur de la politique de l’âge qui sont pourtant des enjeux des années à venir (liés à l’allongement de la durée de vie, à un taux de natalité élevé),  ne font pas parti d’une politique ambitieuse sur Bordeaux. A ce rythme  nous nous retrouverons en situation de crise comme nous l’étions dans la petite enfance par un manque de prévision durant plusieurs années.


Aussi, les investissements au profit de la politique de l’âge malgré un effort sur la petite enfance  (bien que ce dernier point ne prenne pas toujours des formes de réalisation que nous partageons) reste bien en de çà des besoins des Bordelais et marque une politique d’accroissement des inégalités de chance face au bien grandir et bien vieillir dans la ville dans l’avenir.

Une ville à deux vitesses est bien en cours de réalisation, si les investissements en faveur de l’accompagnement des Bordelais aux périodes de leur existence ou ils sont les plus fragiles, l’enfance et la vieillesse,  n’est mise en marche rapidement….

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L'éducation n est pas un investissement rentable pour la ville de Bordeaux

Publié le par Emmanuelle AJON

cantine.jpgVous trouverez ci après mon intervention sur le volet éducation du compte administratif de la ville de Bordeaux.

 Nous le savons les effectifs scolaires tendent à augmenter par la conjonction d’un fort taux de fécondité en France de 2,01 enfants par femme et la volonté politique de la ville de refaire venir dans Bordeaux de jeunes familles.

L’augmentation des effectifs dans les établissements scolaires ne me parait pas surprenante dans ce contexte.

Parallèlement la société française connaît une crise économique et des modifications des structures familiales (avec une multiplication des familles mono-parentales) qui entraînent, et entraîneront, des besoins de places en restauration scolaire nécessaire pour permettre tant l’accès à un droit  nutritionnel à chaque enfants mais aussi un  accès à l’emploi ou à l insertion des parents.

C’est pourquoi le manque de  dépenses d’équipement dans le compte budgétaire  pour une réelle augmentation des capacités d’accueil dans le domaine de la restauration scolaire me parait incompréhensible et engendrer un non respect du  droit.

De même la manipulation des chiffres d'accueil est effrayant. La ville affiche 90 % d'accueil pour les élèves des écoles élémentaires et maternelles.Or, ce chiffre est manipulé puisqu'il tient compte des enfants qui ne viennent même qu un jour par semaine. C'est ici une communication qui travestie, encore une fois, les chiffres de la réalité.

Aussi, la nouvelle grille de tarification scolaire permet de faire payer plus aux parents  à qui on ne refusent pas l’entrée à la restauration scolaire et de laisser un tarif bas à ceux qui sans emploi se verront refuser la restauration scolaire si l’on manque  de place…cela est un sûrement un bon calcul financier que nous vérifierons dans le  compte administratif de l’année prochaine.

 Cette hausse des  recettes entraînera  t elle à la question de fond que fait on en terme d’investissement pour répondre à une question primordiale apporter une réponse favorable à tous les bordelais voulant  et devant avoir accès à un repas équilibré tous les jours dans le cadre de la restauration scolaire pour leurs enfants ?

Enfin, je vous parlerais en dernier lieu de la petite enfance qui me parait porter aussi son lot de contradictions, comment parler d’un travail sur un label de qualité de l’accueil des enfants, alors que parallèlement on entame une délégation  du service de la petite enfance aux entreprises privées et que l’on souligne un budget ou les recettes sont en hausse alors que les investissements n’ont pas été entièrement réalisés.

Je tiens à souligner que ce  label est d’ailleurs porté par un opérateur  de crèche privée.

Nous sommes  là  clairement une démarche de communication sur la qualité d’un service essentiel ou la ville souhaite de  moins en moins investir à long terme.

En conclusion ce compte budgétaire montre la non prise en compte du rôle primordial des politiques publiques en terme d’éducation véritable levier de l’égalité des chances, et ascenseur social nécessaire  dans  notre société.

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