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Logement, parole de militants associatifs droit au et du logement

Publié le par Emmanuelle AJON

Nous rencontrons tous les jours dans nos métiers respectifs des personnes angoissées de perdre leur logement parce qu'ils ne peuvent plus payer leurs loyers. Certains se privent de manger, affaiblis ils ont des difficultés à travailler. Les arrêts maladie peuvent alors se succéder. Et là on nous parle du déficit de la sécurité sociale !!! Histoire de culpabiliser un peu plus. Quant aux retraités logés par des bailleurs privés c'est une catastrophe, pour beaucoup leurs pensions se révèlent insuffisantes pour assurer le paiement de leur loyer. Alors ils se privent (certains se mettent à voler la nourriture dans les supermarchés), ils s'isolent et meurent à petits feux. Il faut que cela cesse, c'est urgentissime. Merci de te mettre en avant pour lutter contre toute cette injustice.

 Dominique F  professionnelle du logement engagée pour le droit au logement



Oui quel vaste sujet qui depuis des décennies est laissé de côté. Sur ce vaste sujet déjà quelques modifications et abrogations devraient être faites :
-    premier point abrogation de la loi molle sur l'abaissement des plafonds de ressources et l'exclusion par la sous où la sur occupation
-    réaménagement de la loi ENL
-    engagement national sur le logement
-    arrêt immédiat de la taxe Apparu qui devrait couter 750 millions d'euros aux bailleurs sociaux sur 3 ans

 Il faut travailler sur ce sujet cela doit être un des point central de la campagne présidentielle

 Jean Baptiste B. militant associatif pour le droit des locataires

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Réaction et propositions de Pascal Lafargue Emmaüs Gironde sur le mal logement

Publié le par Emmanuelle AJON

Belle initiative d'Emmanuelle à quelques jours du Rapport sur le Mal-Logement de la Fondation Abbé Pierre, très attendu et pourtant qui sera sans surprise. Depuis plus de 15 ans la Fondation dresse l'état accablant de nos insuffisances.

Le logement d'abord ! Nous serions en parfait accord avec ce slogan qui affiche une volonté politique s'il y avait des logements pour tous et si tous pouvaient habiter un logement autonome. Ceux qui sont sur le terrain savent bien que ce n'est pas le cas.

C'est la même inspiration politique - pour ne pas dire philosophique - qui faisait dire "tous au travail" avec le RSA. On laissait croire qu'il y avait du travail pour tous et que tous pouvaient travailler. En creux, ceux qui ne travaillent pas sont des assistés et des fainéants.

Alors la priorité absolue est à la construction de logements très sociaux, accessibles au plus grand nombre. Il faudrait en programmer au moins 200 000 sur cinq ans. Ca ferait 1 000 000 ? Eh bien voilà, c'est justement ce qui manque.

François Hollande propose de multiplier par 5 les pénalités infligées aux mairies qui ne respectent pas l'article 55 de la SRU. Cette mesure va dans le bon sens, mais elle n'est pas, à mes yeux, suffisante. Allons au bout de cette logique. Les maires hors la loi, et qui ne s'engageraient nt pas dans une convention avec l'Etat pour atteindre le seuil des 20 % dans un délai négocié qui tiendrait compte de la situation particulière des communes, devraient se voir retirer la capacité de signer les permis de construire.

Enfin, les associations qui oeuvrent dans les politiques d'hébergement, de mise à l'abri des gens à la rue, ne sont pas toutes des associations caritatives. Plusieurs, dont celle que j'ai l'honneur de présider, sont des associations humanitaires qui ne font pas oeuvre de charité mais qui mènent des actions de service public en adéquation avec leurs engagements militants. Je ne suis pas certain que seul l'Etat devrait accomplir lui-même toutes les missions de service public. Le monde associatif est une immense respiration indispensable à l'expression de la vie démocratique.

Pascal Lafargue
Président des Associations
Emmaüs de la Gironde

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Arrêtons de gérer l’urgence sociale avec un thermomètre !

Publié le par Emmanuelle AJON

Arrêtons de gérer l’urgence sociale avec un thermomètre !


 « Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée...».
Tout le monde se souvient de ce 1er Février 1954, où l’Abbé Pierre faisait un appel vibrant à Radio-Luxembourg.
Mais si je vous dis, 29 Janvier 2008, personne ne se souvient. C’est la date où François Fillon a déclaré « l’hébergement d’urgence et l’accès au logement » grand chantier national prioritaire 2008-2012.
Que s’est-il passé en 4 ans ? Mise en place de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’hébergement et du logement (DRIHL) en Ile de France et de Service Intégré d’Accueil et d’Orientation dans tous les départements, politique du logement d’abord…. Crise économique et financière mondiale qui engendre de plus en plus de précarité…Et toujours 133000 sans domicile fixe en France avec de plus en plus de familles avec enfants dans cette situation.
Tout le monde part du principe que la solution passera par l’accès au logement et la prévention des risques d’expulsion du logement. Certes ! Mais n’oublions-nous pas une partie centrale du sujet ?
Comment faisons-nous face à la pénurie criante de sortie de l’urgence sociale pour accéder au droit commun qui engendre un « embouteillage » dans les structures d’hébergement ? Que faisons-nous en attendant que des logements se construisent ? Que répondons-nous aux 133000 citoyens du monde qui vivent dans des conditions indécentes aujourd’hui sur le sol Français ?
La seule réponse de la République Française est une simple mise à l’abri, mise à l’abri  corrélée à la température du thermomètre. Nous sommes arrivés à l’aberration que la mise en place d’un dispositif républicain soit décidée avant tout, par Météo France qui gère au gré de la hauteur du mercure, le nombre de places d’hébergement d’urgence en hiver. 
Cette aberration peut aussi cacher une mise à l’abri de nos bons sentiments, de notre culpabilité collective qui depuis des siècles, engendre l’assistance des plus faibles  par les plus favorisés d’entre nous. Cette assistance est renforcée du fait que, aujourd’hui, cette politique publique  est mise en place dans 95% des cas, par des associations caritatives, soutenus par des milliers de bénévoles. C’est donc des hommes et femmes de bonne volonté, qui prennent en charge un fait de l’ordre d’une politique publique.

Alors, pourquoi la République ne reprendrait-elle pas sa place en créant un véritable service public de l’hébergement d’urgence?
La notion de service public engendrerait une continuité de service auprès de ces publics, une pérennisation des budgets en annihilant  les effets saisonniers. Ça provoquerait un renforcement de professionnalisation de ce secteur et ainsi permettrait de répondre aux besoins spécifiques de ces publics où seul un accompagnement sur le long terme engendre des résultats probants.
En ces temps de crise budgétaire, les plus gestionnaires d’entre nous m’opposeront le fait financier. La question que je pose, est que sur le long terme, à combien s’évaluent ces vies cassées par des mois de rue ? Quel est le cout en termes de santé publique ?
Il me semble que nous sommes avant tout, quand on réfléchit à la politique de l’hébergement d’urgence face à un choix  de l’avenir de notre République.
La question est de savoir jusqu’à quand  permettrons nous son effacement du champ des politiques publiques.



Florence LAMARQUE
Formatrice en travail social et militante dans la lutte contre les exclusions

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5 jours pour parler du logement vraiment!

Publié le par Emmanuelle AJON

La petite politique de la formule ne réglera pas le problème du logement !

Depuis quelques mois, quand on parle de la problématique du logement ou plutôt du manque  de logements, on nous sert la nouvelle formule miracle «  le logement d’abord  ». Que cela signifie-t-il exactement ? Le graal, une formule retrouvée dans la forêt de Brocéliande ?

En fait, le logement d’abord – housing first – est né dans les années 70 aux Etats-Unis pour aider les malades sortant des hôpitaux psychiatriques à retrouver une vie normale, avant d’être étendu aux sans-abri dans les années 90.
L’objectif était de reloger ceux que l’on a nommé les « sans abris chroniques », dont le suivi apparaissait trop coûteux car faisant appel à une multitude de services et de paliers avant d’arriver à un relogement dit autonome.
Par ailleurs, les prises en charge en escalier génèrent bien souvent l’engorgement de certaines structures, la sortie vers l’échelon suivant n’étant pas réalisable pour les personnes, ou le nombre de logements disponibles  en bout de chaîne se révélant insuffisant.
Le principe est donc de faire accéder les personnes à un logement et de les accompagner vers l’autonomie, de sorte à ne plus financer les structures dites d’hébergement et autre foyers d’accueil.

Le housing first est donc la prise en charge de personnes dites sans logis chroniques ou en difficulté, sollicitant aides ou traitement, susceptibles de devenir sans-abri.

En fait déjà ancienne, cette approche de la très grande précarité me semble plus humaine, en ce sens qu’elle ne ballote pas la personne en difficulté de structures en structures, même si des questions demeurent posées quant à l’effet réel de la prise en charge sur la problématique de fond au niveau individuel (maladies psychiatriques, addictions, etc.).

La dérive négative serait de déplacer la précarité de la rue à l’intérieur des immeubles, ce qui reviendrait à faire des portes d’appartement des « cache-misère ».

Si cette approche offre une piste de réponse séduisante qui mérite d’être expérimentée, on aura néanmoins compris que le logement d’abord n’est pas une formule magique capable de régler le problème du logement tout court ; celui-là même qui touche aujourd’hui non pas une petite partie mais bien la majorité de la population. Si l’on additionne en effet toutes les difficultés de logement rencontrées par les Français (logement insalubre, trop cher ou trop exigu, accédant surendetté, étudiant sans logement, etc.), on se trouve bien confronté à une pandémie qui ne cesse de s’aggraver.

Oui, le logement est devenu aujourd’hui un problème pour tous les Français, dont plus de 30% du budget est englouti dans le poste habitat contre 20% il y a quelques décennies seulement. Le drame du logement se cache bien aujourd’hui derrière la porte de nos voisins les plus proches :
 
- un petit retraité qui vit sans chauffer son appartement par manque de moyens ;
- une famille de salariés privée d’électricité par surendettement, incapable de régler ses factures ;
- une jeune femme qui, ayant perdu son emploi, a quitté son logement pour ne pas avoir de dettes et vit entre sa voiture et les invitations d’amis, etc.

La problématique actuelle, hypocritement sous-estimée, repose sur l’incapacité du marché immobilier à fournir des logements adaptés aux ressources d’une grande partie de la  population dont le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

La solution ne passera pas par la récupération de concepts au titre accrocheur mais, en premier lieu, par une production de logements à loyer modéré encadrée par l’Etat.

Ce serait mentir que d’affirmer que le pays, le gouvernement n’en ont pas les moyens, alors même que la création de logements est vecteur d’emploi, et qu’une économie colossale serait conséquemment réalisée sur les dispositifs d’aides sociales et financières et les mesures palliatives d’accompagnement des dégâts sociaux du mal-logement en France.

Aussi, même si la formule semble moins percutante à l’oreille que « le logement d’abord », le doublement du plafond de dépôt du livret A représente bien une véritable perspective de financement pour la création massive de logements sociaux en France.

Battons-nous contre la politique des petites formules et des spots publicitaires, et exigeons une politique d’engagement concret, clair et durable !

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Mon blog héberge le logement !

Publié le par Emmanuelle AJON

La question du logement est une question centrale de la vie quotidienne des Français , 49% d'entre eux considèrent la dépense qu ils attribuent à l’hébergement comme très lourde dans leur budget, plus de 8 millions sont en fragilité par rapport au logement. Nous ne pouvons plus penser que cela doit être un thème prioritaire de campagne mais nous devons déclarer une urgence nationale.
D 'ici mercredi 1° février jour de mobilisation générale pour le logement de la fondation Abbé Pierre, mon blog sera consacré à l'analyse critique de cette problématique et sera ouvert à des propositions.

J'invite des experts militants à s'exprimer sur ces sujets.

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Un statut de l'élu plutot que des statues!

Publié le par Emmanuelle AJON


Je ne vous ai pas souvent parlé de moi, ou question sur le statut de l'élue.... Il y a cinq ans jour pour jour, se dessinait une très belle journée : je devenais maman pour la deuxième fois et savais que, trois semaines plus tard, démarrerait ma première campagne politique comme suppléante de la future députée socialiste de la 2° circonscription de Gironde, Michèle Delaunay.

Bref, comme on dit, j’entrais en politique ; sans prendre l’uniforme, je quittais ce que l'on nomme la société civile. Je découvrais l'âpreté physique et morale des campagnes politiques - deux autres ont suivi - mais aussi une future élue et des élus expérimentés pleins d'humilité. Bourreaux de travail plaçant l'homme et l'action publique au cœur de leur engagement, ils m’ont donné l’exemple d’un attachement résolu aux valeurs du socialisme, aux réalités du terrain, ciment indispensable à toute construction d'une vision et d’une action politiques. Avec eux, au service de mon mandat, j’ai pu m’intéresser à de nombreux domaines qui ne m’étaient pas familiers.

Je sais ce que doivent mes prises de position et de décision à ces rencontres humaines riches et variées, en prise avec la réalité quotidienne des citoyens.

J’ai aussi découvert l'appareil politique, son efficacité, sa complexité, sa férocité parfois, ses jeux aussi.

Et puis j'ai dû apprendre le statut de l’élue locale, cette campagne s’étant comme on sait conclue sur une victoire historique, offrant à la ville de Bordeaux un député socialiste – une femme en plus ! Une belle victoire qui a fait perdre à ce fief, détenu par la droite depuis 45 ans, l’appellation contrôlée de « circonscription du maire » !

Arrêtons-nous sur le statut d'élue, non pas au sens juridique, ni en termes des missions et des tâches qui m’incombent (j’en ai donné quelques aperçus au gré des billets de ce blog), mais bien de la place de l’élue dans la vie de tous les jours, dès son installation, quand il lui faut prendre des décisions pour mettre en accord sa vision politique, sa vie professionnelle, l'exercice de son mandat et sa vie personnelle. Cette équation, j’en porte témoignage, est l’une des plus difficiles à résoudre.

L'une des premières décisions que j'ai dû prendre a ainsi été d'ordre professionnel : arrêter ou non mon activité salariale. Mon choix a été de la poursuivre pour plusieurs raisons :

       - garder un lien avec la « vraie » vie, celle des gens au nom de qui j’exerce mon mandat ;

     - ne pas me couper de mon secteur professionnel, celui de l'habitat social qui me passionne, véritable source de prise de conscience et de décision pour moi, sans doute même mon baromètre sur le moral et les conditions de vie des Français. Bref, un peu mon CAC 40 ;

     - garder mon indépendance financière par rapport au monde politique, donc mon indépendance de pensée et d'action. Ne jamais avoir à faire des choix dictés par un besoin économique ;

     - garder mon indépendance de femme et de mère de famille ;

    - continuer à cotiser pour ma retraite ;

     - ne pas devoir m’accrocher coûte que coûte à un mandat, par crainte de me retrouver sans emploi et sans ressources à son terme.

C'est en fin de compte cette position qui conditionne une vie politique. Elle conduit à accepter d’être empêché parfois de participer à des manifestations, des réunions politiques, des conférences de presse, etc., en n’ignorant pas que la politique a horreur du vide et que toute absence sera « interprétée ».

Si, pour s’acquitter de son mandat, l’élue que je suis peut légalement prendre de nombreuses heures sur son temps de travail (non rémunérées dans la majeure partie des cas), elle ne peut en effet faire supporter un poids trop important d'absences d'un de ses cadres à une entreprise et à son activité. Il faut donc comprendre un temps de réaction parfois plus long aux sollicitations et à l'actualité. Cela ne se fait pas sans un sentiment de culpabilité, souvent important tant au niveau professionnel que politique.

Mais le temps n’étant pas élastique, il faut bien placer dans le même nombre d'heures son rôle d'élue, de salariée, de mère, de femme, de militante associative. Et donc assumer :

    - de ne pas être une maman comme les autres ;

     - de l’expliquer avec des mots simples à ses bouts de choux ;

     - de préserver du temps pour sa vie privée ;

       - de recruter un(e) super baby-sitter (d'avoir aussi de très bonnes copines, mobilisables sans préavis) ;

        - d’entraver sa carrière professionnelle ou son évolution professionnelle ;

        - de porter sa double culpabilité (la sienne propre et celle que vous renvoie la société).

Ne vous méprenez pas cependant, cette longue explication n'est pas une plainte ou une complainte. Je ne doute aucunement de mes choix, persuadée qu’ils permettent de créer un environnement d'élue politique locale plus en lien avec la réalité quotidienne des Français. Cette position dont je suis fière n'est malgré tout pas tenable pour tous ni dans le temps. C’est justement cette expérience assumée qui me convainc farouchement de la nécessité d'un véritable statut légal de l'élu local, au-delà du non cumul des mandats.

Pour tous les citoyens qui souhaitent en effet des élus plus proches de leur réalité, ou ceux encore qui se sentent frustrés de ne pouvoir s’engager activement eux-mêmes dans la vie politique, un long chemin demeure à parcourir. Le rôle d'élu demande de plus en plus de temps, de disponibilité, d'apprentissage, de connaissances ; parallèlement, on ressent le besoin d'une réelle pluralité socio-économique dans le paysage politique.

N’est-il pas intellectuellement malhonnête de souhaiter une telle évolution sans exiger un statut juridique de l'élu, non seulement durant l’exercice de son mandat mais aussi à son issue ? Une véritable société démocratique se doit d’assumer un tel statut, avec ses devoirs, ses réserves, ses limites, mais aussi ses droits, en adéquation avec les enjeux économiques, familiaux, sociaux et professionnels de l'homme ou de la femme que demeure l’élu.

La promotion de ce statut implique une réflexion sur la rémunération des élus, en particulier en milieu rural où nombre d’entre eux sont bénévoles, la garantie de retrouver un emploi en fin de mandat, notamment en cas de non cumul dans le temps, l’assurance d’une réinsertion professionnelle, la validation des acquis de l'expérience. Il convient de réfléchir en parallèle à un accompagnement des entreprises qui emploient des élus, pour que l’exercice d’un mandat ne pénalise en rien leur organisation et leur activité, ne constitue pas un poids économique préjudiciable.

Une attention particulière me semble devoir aussi être portée à l’accompagnement des élues féminines dans leur vie familiale, notamment en termes de garde des enfants.

 

En bref, les questions suivantes doivent rapidement trouver une réponse pour l’avenir des élus locaux : comment assumer pleinement un mandat lorsque l'on est issu du secteur privé ? Comment cotiser à la sécurité sociale ou à une caisse de retraite alors qu'une indemnité (non assimilable à un salaire) ne le permet pas ? Comment régler le problème du cumul des mandats dans le temps lorsque la question de la retraite se pose ?

Je suis persuadée que notre démocratie ne peut gagner en clairvoyance, en honnêteté, en efficacité et en représentativité qu'au prix courageux d’un véritable statut juridique de l'élu local, seul capable de favoriser durablement l'émergence de nouvelles têtes aux élections : celles de femmes, de jeunes, d’ouvriers, de candidats issus du secteur privé, en conjuguant une meilleure représentativité de nos territoires avec un véritable contrat à durée déterminée de l’élu, clair pour le citoyen comme pour lui-même.

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